Vendredi, 25 Juillet 2014,

15-06-2012

Elections Mai-Juin 2013 : «Elles correspondent à ma prophétie»...

Lors d’une rencontre avec la presse hier au Motel Anosy, le pasteur Mailhol, et non moins président d’honneur du parti «Gideona fandresena ny fahantrana eto Madagasikara» (GFFM), a donné son avis sur les affaires nationales. Pour lui, l’agenda proposé par les experts des Nations unies pour des élections jumelées en mai 2013 correspond parfaitement au «calendrier de sa prophétie».

D’abord sur l’éventuelle rencontre entre le président de la Transition Andry Rajoelina et son prédécesseur Marc Ravalomanana, le GFFM est favorable à ce que celle-ci soit tenue après la fête du 26 juin comme l’a annoncé le gouvernement. Ces retrouvailles devront se solder par quatre scénarios possibles selon lui, « soit les deux seront candidats ou pas, soit l’un ou l’autre seulement pourra se présenter, dans ce dernier cas la crise va perdurer». Plus précisément, ses analyses confortent les appréhensions des analystes politiques qui voient dans le calendrier électoral proposé par les experts des Nations unies un clin d’œil à l’ancien président Marc Ravalomanana. C’est-à-dire que s’en l’on se tient à la réalisation d’une élection en mai 2013 c’est que la convocation des électeurs devrait s’effectuer en mars. Donc, en principe ceux qui vont participer aux prochains scrutins populaires, comme l’ancien président, seront dans le pays avant la fin de cette année.

La rencontre d’hier a aussi été une occasion pour le parti de faire part de ses analyses sur les évènements qui ont marqué le pays ces derniers jours. Les rumeurs véhiculées par une certaine presse sur la collusion du fondateur du parti avec les militaires, la menace d’arrestation, le club satanique et les francs-maçons ont été tour à tour évoqués.

Sur le plan politique, «la Transition dans sa forme est un échec» si l’on en croit le pasteur Mailhol. Pour appuyer son affirmation, il a donné comme exemple la lenteur et les hésitations dans la mise en œuvre de la feuille de route signée le 17 septembre dernier et aussi le dysfonctionnement au sein de l’administration.

Sur le plan social, il a regretté que les dirigeants actuel ne puissent régler les grèves et les mouvements sociaux et acceptent facilement les conditions des grévistes. Il est regrettable que l’on inscrive dans la constitution dans son article 24 que «l’Etat organise un enseignement public gratuit et accessible à tous» alors que d’autre part il continue de réclamer le versement de droits ou d’une participation financière aux élèves et étudiants.

newsmada