Jeudi, 24 Avril 2014, contenu 37

< suite>>
Le petit livre ouvert : Parole de douceur et d’amertume
Apocalypse 10 : 8-11


Au cours de sa vision, cette voix qui vint du ciel ordonna Jean de prendre le petit livre dans la main de Jésus (l’Ange puissant) et de le « dévorer ». Le fait de « dévorer la Parole de Dieu » est un acte de soumission et d’adoration même. Le prophète Jérémie, selon Jérémie 15 :16, a vécu cette expérience similaire : ce n’est autre que la Parole de Dieu. En effet, quand le livre était dans la bouche de Jean,  il sentait,  comme l’Ange lui a dit, cette douceur du miel. Pour le roi David et le prophète Ezéchiel, la Parole de Dieu  est bien plus que du miel. Elle représente la vie même. Psaume 119 : 103 – Ezéchiel 3 :3

Mais, une fois le livre dans son ventre, l’apôtre Jean n’a senti que de l’amertume. Ceci signifie que le monde « digèrera » mal la Parole de Dieu et bien plus les secrets de la Révélation de Jésus Christ. C’est-à-dire, il n’acceptera pas ce vrai et pur enseignement qui révèle les clés de la vie car elle remet en cause sa façon de vivre, comme au temps des prophètes d’ailleurs. Ce petit livre doux dans la bouche et amer dans le ventre signifie également que le monde s’enflamme devant les œuvres de guérison et de délivrance de toute possession démoniaque de Jésus, mais cette chaleur se transforme même à un sentiment de renoncement quand les secrets profonds de la prophétie concernant le Messie sont dévoilés au grand jour.

Etude parallèle du grand mystère du petit livre ouvert avec le livre de Daniel.
L’examen de ce passage 8 à 11 ne serait  fondé qu’en se référant au livre de Daniel. C’est dans ce contexte que l’apôtre Jean  fut appelé à prophétiser de nouveau, selon le verset 11. Le livre de Daniel relate en effet les événements des temps de la fin. Daniel 8 :17,19. Ce qui explique l’existence étroite du lien entre la prophétie de Daniel et celle de Jean. 

La prophétie de Daniel

Les deux révélations suivantes qui lui ont été faites au cours de sa vision méritent notre attention pour comprendre le mystère du petit livre ouvert :
*la première concerne les « Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié » selon Daniel 8 : 14
*
et la deuxième se rapporte aux « Soixante et dix semaines » selon Daniel 9 : 24-27.

La première représente la période prophétique durant laquelle Jésus tenant, debout sur la mer et sur la terre, le petit livre dans sa main, a mis en place « la justice éternelle », tandis que la deuxième correspond à la période de captivité du peuple d’Israël pendant 70 ans à Babylone. Jérémie 25 :8-14.
Pour mieux saisir la première révélation, il faudrait prendre en compte que  le Peuple d’Israël a été mis à l’écart pendant une période de 70 semaines sur les 2300 jours, période durant laquelle il a été rejeté et n’a pas été reconnu comme ce peuple élu. Mais une fois les 70 semaines écoulées, ils seront libérés et Jérusalem, la cité sainte, sera rebâtie, selon la promesse divine. Jérémie 29 : 10-15.

Les soixante dix semaines : Daniel 9 :24-27
Une formule mathématique s’avère indispensable pour mieux apprécier la deuxième révélation. Selon cette prophétie, les 70 semaines   sont réparties en trois  périodes comme suit : 7s + 62s + 1s. Chacune des périodes correspond à un nombre d’années* égales au nombre de jours correspondant à  490 années. Ce chiffre s’obtient de la manière suivante :

[(7x7) +(62x7)+(1x7)] =49 +434+7= 490 années. *(selon Nombres 14 :34 et Ezéchiel 4 :4-6).

Cette prophétie est d’une importance primordiale car elle touche au dogme messianique.

Notre prochain enseignement mettra l’accent sur la signification prophétique de ces trois parties : les sept semaines, les soixante deux semaines et la soixante dixième semaine : «  une justice éternelle » à mettre au  point avant la sonnerie de la dernière trompette.



< suite>>